Ce qui empêche de poser ses limites en amour, et les conséquences

Ce qui empêche de poser ses limites en amour, et les conséquences

Poser ses limites en amour, dis comme ça, ça parait simple..

Mais dans la réalité, il y a autre chose qui se joue..la peur...

La peur d'être rejetée, la peur d'être trop dérangeante, la peur..de tout un tas d'injonctions qui au final, ne rendent pas services!

Un épisode où je vous partage une prise de conscience très récente, qui m'a permise de comprendre pourquoi j'ai eu peur de poser mes limites, mais surtout, les conséquences que cela a engendré!

Comme d'habitude, il y a plus d'infos dans l'épisode du podcast juste en dessous, que dans l'écriture de l'article lui même..

Belle écoute, stef

✨Poser ses limites en amour : pourquoi ça ne suffit pas toujours

Pendant longtemps, je me suis répété la même phrase, presque comme une excuse :  je n’arrive pas à poser mes limites.  Sauf qu’en y regardant recemment de plus près, j'ai compris autre chose..

Je les posais, mes limites. Le problème n’était pas là : il était dans ce qui se passait après que je les avais posées.

Je croyais que je n’arrivais pas à poser mes limites

Pendant longtemps, j’ai cru que mon histoire ressemblait à celle de beaucoup de femmes : la peur de déranger, la peur du conflit, la peur de ne plus être aimée si je disais non, si j'osais dire ce qui me dérangeait. C’est vrai, ces peurs-là, je les ai connues.

Mais en regardant en arrière, je vois autre chose de plus précis, et plus douloureux à admettre. Je posais mes limites. Je le disais, parfois clairement, fermement, peut être aussi maladroitement sous le coup de la colère. Et en face, on m’entendait, enfin je crois... Mais entendre et respecter, ce n’est pas la même chose. Ma limite arrivait, traversait l’air, et retombait comme si elle n'avait jamais été dite.. Un peu comme face à un enfant qui n’écoute rien et continue, simplement, à en faire qu'à sa tête.

Le piège qui s'installe

Je pensais que si ma limite n’était pas respectée, c’est qu’elle n’était pas assez claire, pas assez légitime, pas assez ferme, pas assez bien dite. Alors je la reformulais. Je cherchais les bons mots, la bonne approche, le bon moment, comme si le problème venait de ma façon de la poser, et non du simple fait qu’elle n’était, de toute façon, jamais prise en compte.

C’est un piège silencieux qui se referme doucement: il te fait porter la responsabilité d’un manque de respect qui ne t’appartient pas. Tu peux poser une limite parfaitement, avec les bons mots et le bon ton. Si en face quelqu’un décide, consciemment ou non, de ne pas en tenir compte, ça n’a rien à voir avec la qualité de ta limite.

Les signes qu’une limite est entendue, mais jamais respectée, et que j'ai vécue

  • La personne dit « d’accord », et fait exactement comme avant dès le lendemain, comme si tu n'avais finalement jamais parlé
  • Tu dois répéter la même limite encore et encore, comme si elle n’avait jamais été posée
  • On te fait sentir que tu exagères, que tu en fais trop, en la posant
  • Le sujet est évacué par l’humour, ou minimisé d’un haussement d’épaules
  • Tu finis, toi, par t’excuser d’avoir osé la poser, tu as le sentiment que tu en demandes trop

Si plusieurs de ces points te parlent, ce n’est pas un hasard. Et ce n’est pas non plus la preuve que tu t’exprimes mal, bien au contraire!

Le vrai prix de cette dynamique

On ne se dit pas consciemment "mes limites ne comptent pas". Mais le corps, lui, finit par l’apprendre. Et ce qu’il apprend est terrible : à quoi bon poser une limite si, de toute façon, elle ne change rien.

De ce "à quoi bon" à la perte de confiance, il n’y a qu’un pas. Parce que si poser ses limites ne sert à rien, alors peut-être que le problème, c’est soi. Pas la situation. Pas l’autre. Pas le respect qui manque en face.

C’est exactement là que mon estime de moi s’est éteinte : pas dans le fait de ne pas savoir dire non, mais dans le fait de le dire, encore et encore, sans que ça ne change jamais rien à la façon dont j’étais traitée.

Ce que partir m’a révélé

Le jour où je suis partie, quelque chose s’est éclairci progressivement. J’ai recommencé à poser des limites  avec des amies, dans mon travail, dans ma façon de m'exprimer et elles ont été respectées. Simplement, sans complication, sans avoir besoin de les répéter dix fois. Je me testais pour oser tenir le coup à me faire respecter..

Auu final, ce n’était pas que je ne savais pas poser une limite. C’est que j’avais appris, depuis toujours, que mes limites n’avaient pas grande importance. Et j’avais fini par croire que c’était une vérité sur moi, alors que ce n’était qu’une vérité sur la personne avec qui j'essayais de la poser..

Et toi dans tout ça?

Si tu te reconnais dans ce que je viens de partager : si toi aussi tu as cette sensation que tes limites sont entendues mais jamais vraiment respectées, retiens une chose : ce n’est pas toi qui poses mal tes limites. C’est la personne à qui tu les verbalises qui ne l'accueille pas, et comprendre ça, fait toute la différence!

Une limite n’a pas besoin d’être plus parfaite, plus douce ou plus convaincante. Elle a juste besoin d’être vraiepour toi. Et la façon dont l’autre la reçoit en dit bien plus long sur la relation que sur toi.

N'hésite pas à me donner ton avis, stef

Et si tu veux aller plus loin tu peux aussi lire et écouter :

Pourquoi on s’attache à ceux qui ne nous choisissent pas 

Relation saine ou toxique : comment savoir?

Connaitre les 5 langages de l’amour pour un couple épanoui

Connaitre les 5 langages de l’amour pour un couple épanoui

As-tu déjà eu l'impression d'aimer quelqu'un de toutes tes forces... sans que ça ne se ressente vraiment de son côté? Ou à l'inverse, de te sentir aimée sans jamais vraiment savoir si c'est suffisant? Si oui, tu n'es pas seule, et il y a une compréhension à explorer : les 5 langages de l'amour.

Je me souviens de ma dernière relation où je me sentais parfois profondément incomprise, alors même que l'autre m'aimait sincèrement. Lui montrait son amour à sa façon, moi j'avais besoin de contact, de présence. Et pendant longtemps, j'ai cru que ce vide voulait dire qu'il ne m'aimait pas assez, alors qu'on parlait simplement deux langages différents.

Ce concept, développé par le thérapeute de couple Gary Chapman, part d'une idée simple mais puissante : nous n'exprimons pas tous l'amour de la même façon, et nous ne le recevons pas non plus de la même façon. Tu peux faire le choix d'écouter l'épisode, qui contient toujours plus d'infos et de profondeur émotionnelle, ou lire l'article associé.

✨Qu'est-ce que les 5 langages de l'amour ?

Les 5 langages de l'amour sont un concept créé en 1992 par Gary Chapman, dans son livre devenu une référence en psychologie du couple. Selon lui, chaque personne possède un langage de l'amour principal : une façon privilégiée de se sentir aimée et de montrer son amour à l'autre. 

Quand ce langage n'est pas connu et reconnu, ni par soi, ni par son partenaire, on peut se sentir incomprise, voire seule, dans une relation où l'amour est pourtant bien réel. C'est l'un des malentendus les plus fréquents en couple, et aussi l'un des plus simples à résoudre une fois qu'on le comprend.

1/ Les paroles valorisantes

Le premier des 5 langages de l'amour repose sur les mots : compliments, encouragements, messages tendres. Pour une personne dont c'est le langage principal, les mots ont un poids considérable : ils rassurent, nourrissent et confirment l'amour reçu.

Si ton partenaire a ce langage, les petites attentions verbales régulières comptent énormément : un "je suis fière de toi" ou un message tendre en pleine journée peuvent illuminer son quotidien.

2/ Les moments de qualité

Le deuxième langage de l'amour, ce sont les moments de qualité : une attention pleine et entière, sans distraction. Ce n'est pas la quantité de temps passé ensemble qui compte, mais sa qualité.

Pour une personne dont c'est le langage principal, un dîner sans téléphone ou une balade à deux peut avoir bien plus de valeur qu'un cadeau ou un compliment. Ce qui blesse le plus dans ce langage, c'est l'annulation répétée des moments prévus à deux.

3/ Les cadeaux

Le troisième langage de l'amour est souvent mal compris : il ne s'agit pas de matérialisme, mais du symbole que représente le cadeau. Une fleur cueillie en chemin ou un petit mot glissé dans un sac avec écrit : "j'ai pensé à toi."

Pour les personnes ayant ce langage, l'intention compte plus que la valeur. Ce qui blesse, en revanche, c'est l'oubli d'une date importante, perçu comme un signe de désintérêt, même involontaire. (je l'ai vécu, et j'ai eu très mal)

4/ Les services rendus

Le quatrième langage de l'amour s'exprime à travers les actions : anticiper un besoin, alléger une charge, prendre une initiative sans qu'on l'ait demandé. Pour une personne dont c'est le langage principal, les actes parlent plus fort que les mots.

Ce langage est souvent sous-estimé dans les relations, alors qu'il traduit une présence concrète et un soutien réel au quotidien.

5/ Le contact physique

Le cinquième et dernier langage de l'amour ne se limite pas à la sexualité : il englobe tous les gestes de tendresse : une main posée sur l'épaule, un câlin qui dure, des doigts entrelacés. Pour les personnes ayant ce langage, le toucher est un véritable ancrage relationnel. Et honnêtement, pour moi, c'est essentiel!

L'absence de contact physique régulier peut, pour ces personnes, créer un sentiment de distance même au sein d'une relation. 

✨Comment trouver son langage de l'amour ?

Pour identifier ton langage de l'amour, plusieurs pistes existent. Observe d'abord ce que tu reproches le plus souvent à ton partenaire : ce manque révèle souvent ton besoin principal. Regarde aussi comment tu exprimes naturellement l'amour à ton chéri, on a tendance à donner dans son propre langage.

Enfin, identifie ce qui te touche le plus profondément au quotidien : un petit mot, un moment à deux, une main qui se pose sur la tienne. Tu peux également faire le test du langage de l'amour créé par Gary Chapman, disponible gratuitement en ligne, pour obtenir un résultat structuré en quelques minutes.

✨Pourquoi connaître le langage de l'amour de son partenaire est essentiel

On a naturellement tendance à exprimer l'amour comme on aimerait le recevoir. C'est ce piège qui crée le plus de malentendus en couple et c'est vraiment dommage : on peut aimer profondément sans que ce soit ressenti, simplement parce que le langage utilisé n'est pas compris, et qu'il ne résonne pas pour l'autre.

Connaître le langage de l'amour de son partenaire permet d'ajuster consciemment sa façon d'aimer : non pas en perdant son identité, mais en élargissant sa manière d'exprimer ses sentiments. C'est un acte de communication de couple certainement très efficace lorsque chacun peut le réaliser au sein de la relation.

Pour qu'une relation de couple soit véritablement épanouie, l'idéal est que les deux partenaires connaissent à la fois leur propre langage et celui de l'autre. C'est cette réciprocité qui permet de construire une relation où chacun se sent vu, compris et aimé dans son propre langage, et c'est certainement un beau cadeau à se faire pour avancer ensemble.

Mon avis :

Les 5 langages de l'amour offrent une approche précieuse pour mieux comprendre sa relation de couple. Identifier son propre langage, et celui de son partenaire, est une clé à ne pas mettre de côté pour construire une communication de couple plus fluide et une relation durablement épanouie.

Avec le recul, je sais que cette compréhension aurait changé beaucoup de choses ces dernières années peut être Ce n'est pas une question d'aimer plus ou moins fort : c'est une question de traduction. Et cette traduction-là, on peut l'apprendre à tout âge, dans n'importe quelle relation.

N'hésitez pas à me partager vos avis en commentaire..prenez soin de vous, stef

Relation saine ou relation toxique : comment faire la différence?

Relation saine ou relation toxique : comment faire la différence?

Il y a une question que beaucoup d'entre nous se sont posée, parfois tout bas, parfois au milieu d'une nuit sans sommeil : est-ce que c'est normal, ce que je vis?

La frontière entre une relation amoureuse qui nous fait grandir et une relation qui nous abîme n'est pas toujours évidente à voir et ressentir. Surtout quand on aime encore. Surtout quand on a appris très tôt que l'amour ressemblait à de l'intensité, de l'incertitude, ou même de la souffrance.

Dans cet article, qui accompagne l'épisode du podcast Happy Bulle, on va explorer ensemble ce que signifie vraiment une relation toxique, ce qui nous y maintient, et à quoi ressemble concrètement une relation saine. Parce que le savoir, c'est déjà le premier pas.

Qu'est-ce qu'une relation toxique ? Au-delà des clichés

Le mot "toxique" est devenu tellement courant qu'il a presque perdu de sa nature même. On l'utilise pour décrire un ex qui avait mauvais caractère, une relation compliquée, un amour qui n'a pas marché.

Mais une relation toxique, c'est quelque chose de plus précis. Et souvent, de plus discret que ce qu'on imagine.

Les signes d'une relation toxique

Une relation toxique se reconnaît avant tout à ce qu'elle fait à ton sentiment de toi-même. Voici les manifestations les plus fréquentes :

  • Tu marches sur des œufs , tu adaptes en permanence ce que tu dis, penses ou ressens selon l'humeur de l'autre.
  • Tu doutes de ta propre perception : c'est ce qu'on appelle le gaslighting : l'autre te fait remettre en question ta mémoire, ta légitimité à ressentir ce que tu ressens.
  • Il y a des cycles répétitifs : dispute, réconciliation, lune de miel, nouvelle dispute. Ce cycle crée une dépendance émotionnelle réelle.
  • Tu t'es rétrécie ou tu as mis de côté des pans entiers de ta personnalité, de tes passions, de tes amis.
  • Tu te sens moins bien qu'avant : moins confiante, moins légère, moins toi-même.

Ce qui rend ces relations si difficiles à quitter ? On les aime quand même. L'ambivalence entre l'amour ressenti et la souffrance vécue est précisément ce qui nous maintient bien plus longtemps que la raison ne le voudrait. 

Pourquoi reste-t-on dans une relation toxique ? Le rôle de l'enfance

Si tu es ou as été  dans une relation qui te faisait du mal, tu t'es peut-être posé cette question douloureuse : pourquoi je n'arrive pas à partir ?

La réponse n'a rien à voir avec l'intelligence ou la force de caractère. Elle est liée à ce que les psychologues appellent les schémas précoces : des cartes intérieures construites dans l'enfance à partir de la façon dont on a été aimée, ou dont on n'a pas été aimée.

Le schéma de l'abandon

Si tu as vécu une peur profonde d'être abandonnée, un parent absent, une instabilité émotionnelle dans ta famille : tu as peut-être développé une hypersensibilité à tout ce qui ressemble à un départ. Dans une relation instable, tu vas tout faire pour "tenir" l'autre, même au prix de toi-même.

Le schéma de la soumission

Si tu as appris très tôt que ta valeur dépendait de ce que tu faisais pour les autres : être sage, utile, discrète, tu as peut-être grandi avec la croyance que prendre soin de toi était égoïste. Et dans une relation déséquilibrée, tu vas naturellement te positionner comme celle qui donne, comprend, pardonne. Encore et encore.

La confusion entre amour et intensité

Si l'amour que tu as connu dans l'enfance était soit absent soit très intense, la sécurité affective peut te sembler ennuyeuse. Tu peux inconsciemment te méfier d'un partenaire trop disponible, trop stable,  parce que ton système nerveux ne reconnaît pas le calme comme de l'amour.

À quoi ressemble une relation saine ? La définition qu'on ne nous a jamais donnée

Si tu n'as jamais vécu de relation saine  ou pas depuis longtemps, ce que je vais décrire peut sembler presque irréel. Trop simple. Trop calme.

C'est normal. Et c'est exactement pour ça qu'on en parle.

Une relation saine, c'est avant tout de la sécurité

Une relation saine n'est pas une relation sans conflits. C'est une relation dans laquelle tu peux être toi-même, pleinement, maladroitement, imparfaitement, et être accueillie quand même.

C'est une relation où tu n'as pas peur de prendre de la place. Où "je ne suis pas d'accord", "j'ai besoin de ça", "je suis m'as blessée" ouvrent une conversation plutôt qu'une crise.

Une relation saine libère de l'espace

L'une des choses les plus transformatrices d'une relation saine? Elle libère de l'espace mental. Tu n'as plus à passer tes journées à analyser ses messages, décoder ses silences, te demander si tu es assez bien.

Cet espace retrouvé, tu peux le réinvestir dans ta vie, ton travail, tes projets, tes amitiés.

Une relation saine te fait grandir

La présence de cette personne t'ouvre sur le monde plutôt qu'elle t'en isole. Tu te sens plus toi-même depuis que tu la connais, pas moins.

Et oui, une relation saine peut sembler moins intense au sens cinématographique. Moins de coups de théâtre. Mais c'est une intensité différente : celle de quelqu'un qui te choisit chaque jour, sans drama. 

5 signes concrets pour identifier une relation saine 

Voici cinq repères  pour savoir si tu es dans une relation équilibrée.

* Tu te sens bien après l'avoir vu

C'est le test le plus simple et le plus puissant. Comment te sens-tu dans les heures qui suivent un moment passé avec cette personne? Légèreté, joie, plénitude, c'est bon signe. Épuisement, anxiété, confusion : ton corps te parle.

Le corps ne ment pas. Il enregistre tout, bien avant que la tête veuille bien analyser.

* Les conflits se résolvent, ils ne s'accumulent pas

Dans une relation saine, les désaccords débouchent sur quelque chose : une compréhension, un compromis, une réparation. On ne repart pas avec un nœud dans le ventre. On ne met pas les choses sous le tapis jusqu'à ce qu'elles explosent.

Ce n'est pas l'absence de conflits qui fait une relation saine : c'est la capacité à les traverser ensemble.

* Tu n'as pas à te justifier d'exister

Tes émotions sont accueillies sans que tu aies à les défendre. Tu peux dire "j'ai été blessée par ça" sans qu'on te réponde "tu exagères" ou "tu es trop sensible".

Dans une relation saine, ta sensibilité n'est pas un problème à résoudre. Elle fait partie de toi et mérite d'être respectée.

* Tu gardes ta vie

Tes amitiés, tes passions, tes projets, tes moments à toi : tout ça continue d'exister. L'amour ne vient pas remplacer ta vie. Il vient s'y ajouter.

L'autre t'encourage à avoir des choses à toi. Il ne cherche pas à devenir le centre exclusif de ton monde.

* Tu lui fais confiance sans effort

Pas besoin de vérifier son téléphone. Pas besoin de décoder ses silences. La confiance est là naturellement. Parce que ses actes et ses mots correspondent.

Et quand la confiance est là, tu peux enfin te détendre. 

Et si tu traverses quelque chose en ce moment ?

Peut-être que tu lis cet article parce que tu as des doutes. Parce qu'une partie de toi sait, et qu'une autre partie cherche une raison de rester.

Je ne suis pas là pour te dire quoi faire. Ce que je sais, c'est ce que j'ai vécu  : on peut rester très longtemps à attendre que ça change, à croire qu'on peut être la solution à quelque chose qui n'est pas notre problème à résoudre.

Si tu te retrouves plus dans la description de la relation toxique que dans celle de la relation saine, note-le. Pas pour décider quoi que ce soit tout de suite. Juste pour commencer à nommer les choses.

Et si tu as l'impression de n'avoir jamais connu autre chose que le chaos en amour, ça ne veut pas dire que tu n'es pas faite pour une relation saine. Ça veut dire que tu n'as pas encore eu accès aux bons outils, aux bons modèles, à la bonne version de toi-même. Et ça, ça peut changer.

Ce que tu mérites :

Une relation saine, ce n'est pas un idéal inaccessible. Ce n'est pas naïf de le vouloir. Ce n'est pas trop demander. C'est le minimum vital.

Mais avant d'attirer une relation saine, il faut souvent commencer par construire une relation saine avec soi-même. Apprendre à se faire confiance. Apprendre à entendre ses propres signaux. Apprendre à se choisir.

Prends soin de toi, stef

 

Hypersensible : comment oser s’affirmer sans avoir peur

Hypersensible : comment oser s’affirmer sans avoir peur

Est-ce que tu t'es déjà retrouvée dans cette situation : tu as quelque chose d'important à dire, une limite à poser, un besoin à exprimer… et tu n'arrives pas à le formuler? Tu préfères te taire. Éviter le conflit. Garder la paix.

Ou peut-être que c'est l'inverse : tu retiens, tu retiens, tu retiens… et un jour tu exploses sur quelque chose de minuscule. Et après, tu te sens coupable d'avoir trop réagi.

Si tu te reconnais dans l'une ou l'autre de ces situations, ou dans les deux, alors cet article est pour toi. Parce qu'on va parler d'affirmation de soi. Et plus précisément, de ce que ça veut dire de s'affirmer quand on est hypersensible.

🎧 Cet article accompagne l'épisode du podcast Happy Bulle du même nom. Tu peux écouter l'épisode directement ici 👇

L'hypersensibilité, ce n'est pas juste "pleurer facilement"

On réduit souvent l'hypersensibilité à une fragilité émotionnelle. Quelqu'un qui pleure facilement, qui prend tout à cœur, qui se vexe pour rien.

La réalité est beaucoup plus nuancée et beaucoup plus belle que ça.

Une personne hypersensible traite les informations émotionnelles, sensorielles, relationnelles, avec une intensité et une profondeur supérieures à la moyenne. Elle perçoit les nuances, les sous-entendus, les atmosphères. Elle ressent les tensions dans une pièce avant même qu'un mot soit prononcé. Elle est souvent très empathique, très à l'écoute des autres.

C'est un don réel, un cadeau de la vie. Mais c'est un don qui peut se retourner contre soi quand on ne l'a pas apprivoisé. Et dans le domaine de l'affirmation de soi, l'hypersensibilité crée deux pièges bien distincts.

Le premier piège : le silence qui épuise

L'hypersensible ressent tellement les émotions des autres qu'elle anticipe leur douleur avant même d'ouvrir la bouche. Elle se dit : "si je dis ça, il va se sentir mal"… "si je pose cette limite, il va penser que je ne l'aime plus"… "si je refuse, je vais passer pour une égoïste".

Alors elle se tait. Elle s'adapte. Elle fait passer les besoins de l'autre avant les siens, toujours. Et au bout du compte, elle s'oublie. Elle accumule. Elle s'épuise.

J'ai vécu ça dans une relation. Je gardais pour moi ce qui me faisait souffrir, parce que j'avais peur de la réaction de l'autre, ou quand je le disais, j'essayais de faire attention à mes mots. Je me racontais que c'était de l'amour. Que je préservais la relation. Mais en réalité, je m'effaçais. Et à force de m'effacer, je ne savais plus très bien qui j'étais dans cette relation.

Ce silence-là n'est pas de la douceur. C'est de la peur déguisée en gentillesse.

Le deuxième piège : la tempête qui culpabilise

À l'opposé, il y a l'explosion. Parce que quand on retient, retient, retient… à un moment, ça déborde. Et ça déborde souvent de façon disproportionnée. Sur une petite phrase, un regard, une broutille qui réveille des semaines de non-dits.

Et là, l'hypersensible réagit fort. Trop fort parfois. Et elle culpabilise. Elle se dit qu'elle est "trop" : trop émotive, trop compliquée, trop intense.

Mais le problème n'est pas l'explosion. Le problème, c'est tout ce qui n'a pas pu être dit avant. L'explosion, c'est le résultat d'un trop-plein. Ce n'est pas un défaut de caractère.

Entre les deux : l'affirmation de soi

Entre le silence et la tempête, il existe un espace. Un espace où tu peux dire ce que tu penses, ce que tu ressens, ce dont tu as besoin  sans t'effacer et sans écraser l'autre.

Cet espace, c'est l'affirmation de soi.

Ca demande de l'apprentissage, et une conviction : mes besoins ont autant de valeur que ceux des autres. Pas plus. Pas moins. Autant.

Si tu as grandi dans un environnement où exprimer tes besoins menait à un conflit, du rejet ou de l'indifférence, cette conviction ne va pas de soi. C'est un vrai travail intérieur. Mais c'est un travail qui en vaut la peine.

3 outils concrets pour commencer à t'affirmer

Voici trois pratiques qui m'ont personnellement aidée :

*Attendre ta fenêtre émotionnelle

Si tu es hypersensible, tes réactions sont souvent intenses dans le vif du moment. La règle : ne dis jamais rien d'important dans le pic de l'émotion. Laisse passer. Fais une bonne nuit de sommeil, et observe : est-ce que ce que tu voulais dire est toujours là au réveil? Si oui, dis-le. Parler depuis un état de clarté, c'est parler depuis toi et non depuis ta peur ou ta blessure.

*La phrase en "Je" non accusatrice

Cette façon simple change tout dans les échanges difficiles : Quand [fait observable], je ressens [émotion], et j'ai besoin de [besoin concret].

Exemple : Quand les plans changent sans me prévenir, je me sens déstabilisée, et j'ai besoin d'être informée à l'avance. Cette formule retire l'accusation et parle de toi, pas de l'autre. Pour une hypersensible qui a peur de blesser, c'est souvent ce qui rend la parole enfin possible.

*L'entraînement à petite dose

L'affirmation de soi ne commence pas par les grandes confrontations. Elle commence dans les micro-moments du quotidien : dire au serveur que ton plat n'est pas ce que tu avais commandé, refuser poliment une invitation, exprimer une préférence quand on te pose une question.

Ces petits moments entraînent ton système nerveux à l'idée que s'affirmer ne détruit pas la relation. Que l'autre survit à ton non. Et que toi aussi. C'est comme un muscle : il se renforce à l'usage.

S'affirmer, c'est se choisir

S'affirmer quand on est hypersensible, ce n'est pas renier sa sensibilité. Ce n'est pas devenir dure, froide ou distante.

C'est comprendre que tu peux prendre de la place sans priver l'autre de la sienne. Que tes besoins exprimés sont une invitation à une relation plus vraie, pas une menace.

Et que le silence dans lequel tu t'es peut-être longtemps enfermée ne te protégeait pas. Il t'isolait.

Chaque fois que tu t'affirmes, même maladroitement, même avec la voix qui tremble, tu te choisis. Et se choisir, c'est le début de tout.

Prends soin de toi, stef

 

🎧 Écoute l'épisode Happy Bulle complet pour aller plus loin : j'y partage mon histoire personnelle et des émotions que l'article ne contient pas

Et si tu veux partager ce que cet article a réveillé chez toi, je t'attends en commentaire ou sur Instagram.

Pourquoi on court après ceux qui ne nous choisissent pas

Pourquoi on court après ceux qui ne nous choisissent pas

Pourquoi on court après ceux qui ne nous choisissent pas ?

Il y a eue une période dans ma vie où je me levais le matin et la première chose que je faisais, c'était regarder mon téléphone. 

Est-ce qu'il avait répondu? Est-ce qu'il avait vu mon message? Et quand la réponse était non, je passais ma journée à tourner en rond à analyser la situation dans ma tête. 

Si tu te reconnais dans ces lignes, cet article est pour toi. Et surtout l'épisode du podcast Happy Bulle que je t'ai préparé sur ce sujet, parce qu'on y va beaucoup plus loin, ensemble. (c'est juste en dessous 😘)

Le vrai problème, ce n'est pas lui

Quand on court après quelqu'un qui ne nous choisit pas, le réflexe naturel c'est de chercher l'explication du côté de l'autre. Qu'est-ce qu'il a? Pourquoi il hésite? Qu'est-ce que je n'ai pas fait ?

Mais ce chemin-là ne mène nulle part. La vraie question, celle qui dérange un peu plus, c'est : pourquoi moi, je reste là à attendre, à espérer? Pourquoi est-ce que j'ai choisi, inconsciemment, quelqu'un d'indécis, de flou? Quelqu'un qui me donnait juste assez pour que je reste, mais jamais assez pour que je sois en paix?

La réponse, elle n'est pas dans ses comportements à lui. Elle est dans notre propre histoire.

L'enfant qui rejoue sa blessure

Quand j'ai commencé à vraiment me regarder, pas seulement mes histoires d'amour, mais mes schémas, mes automatismes, j'ai réalisé quelque chose. Dans certaines de mes relations, ce n'était pas vraiment moi qui étais là. C'était une petite fille qui avait appris, quelque part dans son enfance, que l'amour se méritait. Qu'il fallait performer pour exister aux yeux de l'autre. Qu'il fallait gagner le regard, que l'amour se méritait, et qu'il fallait se comporter de telle ou telle façon pour être aimée.

On reproduit, à l'âge adulte, des dynamiques qui ressemblent à des blessures non résolues de l'enfance. Le cerveau cherche ce qui lui est familier , même si c'est douloureux,  parce que le familier, pour lui, c'est  sécurisant.

Alors on choisit des partenaires qui nous placent dans cette compétition invisible : compétition avec une ex, avec son passé, avec ses doutes, parce que cette compétition-là, on la connaît. On l'a déjà jouée. Et quelque part, même si c'est épuisant, on croit que c'est ça, l'amour.

La drogue de l'intensité

Dans une relation incertaine, déséquilibrée, il y a des moments de bonheur, de bien-être. Des moments où il est là, vraiment. Où tout est doux, intense, parfait. Et ces moments-là font l'effet d'une drogue, littéralement.

Notre cerveau libère de la dopamine dans ces instants. Et comme l'incertitude rend ces moments rares et imprévisibles, la récompense est encore plus puissante. C'est le même mécanisme que les jeux d'argent : tu ne sais pas quand la machine va payer, alors tu continues à jouer (j'ai été croupirère au casino, j'ai vu les gens accros😊) 

J'ai longtemps confondu cette intensité : cette montagne russe de chaud/froid, de présence/absence avec de l'amour. Alors qu'en réalité, c'était de l'adrénaline. C'était l'angoisse déguisée en passion. Et puis finalement, s'accrocher aux bons moments, ça fait du bien, on veut garder cette sensation..

Mais là il est peut être temps de se demander :

Est-ce que j'aime vraiment cette personne ? Ou est-ce que j'aime l'idée d'être enfin choisie par elle ?

 

Les 3 illusions qui nous maintiennent dans le cycle

Voilà trois croyances que j'ai portées longtemps, et qui m'ont coûté beaucoup de temps et d'énergie.

Illusion n°1 : Sans lui, je ne suis pas en sécurité

La sécurité intérieure ne dépend pas d'un partenaire. Elle se construit en soi avec ses amitiés, ses projets, sa connexion à soi-même. Personne ne peut être ton ancre si tu ne l'es pas d'abord pour toi. C'est certainement là que cela va être le plus difficile à construire..

Illusion n°2 : Si je prouve ma valeur, il finira par me choisir

Aucune performance ne comblera un manque affectif qui vient de l'enfance. Quelqu'un qui te convient vraiment, il te choisit sans que tu aies à te battre pour ça. Ce n'est pas ton travail de te rendre "choisissable ".

Illusion n°3 : Si ça fait autant mal, c'est que c'est le grand amour

C'est peut-être la plus traître, parce qu'elle se déguise en profondeur de sentiment. Mais la douleur n'est pas une preuve d'amour. La douleur est une preuve de manque. Ce qu'on prend pour de la passion, c'est souvent de l'angoisse. Un amour qui est bon pour toi ne te consume pas. Il ressemble à de la paix.

La prise de conscience qui change tout

Ce qui a tout changé pour moi, c'est le moment où j'ai posé les lunettes de la petite fille. Où j'ai arrêté de regarder la relation avec ses yeux à elle : ses peurs, ses vieilles stratégies, et où j'ai recommencé à regarder avec mes yeux d'adulte. Ce n'est pas toujours facile à faire, mais c'est extrémement bien d'y arriver, car cela change littéralement la perception de la situation!

Et mes yeux d'adulte voyaient quelque chose de très clair : cet homme hésitait. Il ne me choisissait pas. Et ce n'était pas un défi à relever. C'était une réalité devant moi, qui faisait énormément de mal. 

Un partenaire qui hésite n'est pas quelqu'un à convaincre. L'amour qui est bon pour toi, c'est celui où tu te sens choisie sans avoir à le mériter. Sans performance. Sans ce fond d'angoisse permanent. 

L'exercice pour commencer à te libérer

Prends une feuille, pas ton téléphone, car le fait de l'écrire vraiment de ta main sur une feuille change tout dans l'émotionnel et la libération et écris ce qui te vient : Ce que je n'ai jamais osé me dire sur cette relation, c'est…

Dix minutes minimum. Sans t'arrêter. La colère, la tristesse, la honte, le soulagement : laisse tout sortir. Ce n'est pas un exercice pour trouver des réponses. C'est pour faire de la place. Libérer tes émotions.

Et si tu veux aller plus loin

L'épisode complet de Happy Bulle va encore plus loin. J'y partage mon vécu avec beaucoup plus de détails, et l'exercice en deux temps complet pour commencer à sortir du cycle.

Parce qu'on mérite toutes un amour qui se pose. Qui choisit. Qui reste. Qui respecte. Et le premier pas pour y arriver, c'est souvent de commencer par se choisir soi-même. ❤️

Prends soin de toi, Stef